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 [Nouv] ♦Petites Histoires en vrac de Nabucho o/

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Nabucho



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Date d'inscription : 30/06/2015
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MessageSujet: [Nouv] ♦Petites Histoires en vrac de Nabucho o/   Mer 1 Juil - 18:07

Apocalypse Tirésias

Le ballet des cendres semble intarissable tout autour de lui. Le soleil a depuis bien longtemps cessé de luire quant à lui. Sur cette terre rancit où désormais ne piétine plus que lui, où la vie s'est retirée comme un manteau dont on ne voudrait plus, lui reste et marche toujours, inexorablement sous la pluie infinie de la mort, sous la nuit éternelle.
Il pense, puisqu'il n'a plus que cela à faire. Il réfléchit, car c'est la seule manière de s'occuper sur cette Terre. Il imagine, encore et encore. Il imagine ce qu'aurait pu devenir ce monde à la place de ce tas informe de désolation pestiférante. Oui ! Ça aurait pu être une vaste plaine verdoyante remplis de créature toute plus loufoque les unes que les autres avec qui il discuterait toute la journée ! Ça aurait pu être un sauvetage de la Terre, comme une troupe de petits médecins en herbe qui sauvent leur mère malade...Ça aurait pu être une belle histoire d'amour entre les hommes, la nature et l'au delà... Ça aurait pu être une fuite, un abandon, de notre matrice vers une nouvelle Terre Promise. On aurait laissé Gaïa là, seule, avec tout nos brouillons, nos erreurs, nos catastrophes mais peut-être aurait-elle su tout réparer et nous serions alors revenu !
Il crée dans sa tête toutes les perspectives possibles qui remplaceraient peut être cette apocalypse aussi destructrice que celle contée dans la Bible dans les temps anciens. Car en effet pour lui, rien que d'y penser, ça le réalise. Oui ! Ailleurs, quelque part, dans une autre réalité, peut être que ce qu'il conçoit dans son esprit, prend réellement forme ! Il veut refaire l'humanité et la Terre comme un monde parfait de paix et d'amour, d'harmonie, de liberté. En sorte un monde parfait.
Le dernier homme de la Terre chemine et songe ainsi depuis l'aube de la nuit. L'obscurité qui enveloppe tout a depuis, touché son âme et son cœur. Imaginer un monde meilleur a quitté son esprit. Il est devenu rance, sombre, mélancolique, pessimiste. Il ne croit plus dans le pouvoir de son imaginaire. Alors il se met à penser à tout et rien. Un monde de guerres sanglantes et interminables. Un monde où les gens disparaissent sans raison apparente. Un monde où l'homme a tout conquis et s'ennuie dans son orgueil infini. Ou encore un monde où l'homme a muté, seul remède pour ne pas disparaître. Un monde désertique où la goutte d'eau est aussi précieuse que la vie. Tant de mondes, tant de mondes, tant de mondes possibles.
Finalement cela l'agace. Il ne veut plus songer. Il a fait des dizaines de fois le tour de la Terre, il ne sait pas quel âge il possède, il ne sait pas depuis combien de temps tout est sombre. Plus rien ne compte. Est-ce que c'était déjà comme ça dans le passé ? Est-ce que il y a d'autres choses comme moi ? Comment se fait-il que je puisse encore bouger ? Laisse tomber, ne te pose plus de questions. J'ai l'impression qu'il fait encore plus obscure qu'avant, comment se fait-il ? Laisse tomber. Pourquoi je vois encore alors qu'il n'y a plus rien à voir ? Laisse tomber. Si cette Terre a un jour abritée la vie, comment se fait-il qu'il n'y ait désormais plus rien ? Pourquoi personne n'a rien fait pour empêcher ça ? Laisse tomber ! Puis il ne pensa plus du tout. Il marcha funestement encore quelques temps, dans la poussière et la cendre jusqu'à se dissiper et se fondre dans la multitude des particules mortes. Mais avant de disparaître, il vit ce qu'il croyait impensable : un rayon de lumière. Le soleil avait daigné apparaître pour saluer le dernier terrien qui s'éteignait en silence, dans un tas de grains de sable noire. De lui tout disparu. Le sablier chronophage a fait sa dernière victime. Seul persiste dans la poussière les traces de pas qui jonchaient le sol pourri de la planète.

Dans chacun de ces pas, il y a un songe qui germe. Et dans chacun de ces songes il y a une porte sur une histoire. Et dans chacune de ces histoires, il y a une réalité...


Le Tombeau de l'oubli
(scénario pour un film en option cinéma)

Résumé narratif de la situation.

Dans un monde post-apocalyptique, la surface du globe terrestre a été anéantis par des vagues successives et toujours plus destructrices de guerres atomiques qui ont rendu l'atmosphère irrespirable. Une masse difforme de tissus radioactifs mortels s'étend partout où l'on pose le pied. Le fléau fut total, il anéantit toute vie, tout ce qui faisait la beauté de l'ancienne planète bleue n'est aujourd'hui qu'une immense mare brouillée où plane la mort et la désolation, il n'y a plus rien.
Et pourtant les hommes, tels des tiques, s'accrochent encore à la source de la vie. Les civilisations qui se sont auto-détruites les unes les autres ont creusé les sous sols pour leur survie. Dans les souterrains du monde entier les derniers survivants traînent misérablement sans espoir leur morne existence. Devant la multitude de tunnels et d'espaces que renferment le monde souterrain, les hommes qui ont définitivement perdu foi en la cohésion sociale se dispersent. Les gouvernements en échec ont pathétiquement essayé de ramener ses citoyens, en vain.
Aujourd'hui, dans un âge perdu que les calendriers ont oublié, l'humanité vit en petites bandes séparées et peu organisées. L'oxygène et les ressources se font rares sous terre, les hommes se comportent comme des rats et se battent pour la moindre poche d'air, pour un bras à grignoter, pour une goutte d'eau à ingurgiter.

La grotte.

Nous suivons le périple d'une petite bande de survivants coupée du monde et tentant lamentablement de survivre comme ils peuvent dans la grotte. Certains se battent pour retrouver leur humanité perdue, d'autres ont définitivement chuté dans la barbarie et l'animalité. Le groupe, bien que restreint, se divise sur la question cruciale : faut-il survivre jusqu'au bout quoi qu'il advienne ? Ou bien faut-il abandonner, admettre la défaite de l'homme et arrêter cette barbarie futile ?
Les partisans de la survie et de l'instinct proposent de dévorer les membres faibles du groupe. Comme des rats éliminant les individus inutiles. Les partisans de l'abandon face au désespoir et à la chute de l'humanité sont pour s'enfoncer plus avant sous terre pour rejoindre de quelconques dieux oubliés où viendraient le salut et s'y abandonner, se laisser périr pour ne pas commettre plus d'insanités.
Les instinctifs sont sur le point de tuer les faibles qui abandonnent la vie, puisqu'ils n'en veulent pas pourquoi ne pas absorber leur existence au travers d'un bon repas ? Cependant un homme ( ou femme qu'importe ) mystérieux apparaît par un passage jusque là inconnu. Il coupe ainsi, momentanément, la boucherie qui s'annonçait sanglante et frugale. Il vient avec quelque chose depuis longtemps perdu : l'espoir. Il annonce : la surface est respirable, vous devriez rejoindre notre colonie de décontamination, nous avons besoin de mains d'œuvres, vous pourrez y survivre il y a suffisamment à manger pour permettre à votre groupe de se nourrir.
Le groupe décide de suivre aveuglément l'inconnu célébré comme un messie. Cependant certains membres restent craintifs.

Ils effectuent un périple dans les souterrains jusqu'à parvenir dans une grande caverne. Un endroit magnifique que le groupe émerveillé contemple. Ils se rendent peu à peu compte que l'homme mystérieux a disparu. Les torches que le groupe tenait s'éteignent une à une. Ils se retrouvent dans le noir total. Ils ont peur. Tout à coup des flash lumineux, des hurlements, tout est embrouillé, la scène est indiscernable. On entend des cris, des râles, des coups, des larmes. Le groupe s'est fait attaquer par une embuscade tendue par un autre groupe de survivants. L'inconnu était sensé les y mener. Le film se termine dans la caverne désertée où des traces de sangs séché parsèment le sol.


Petit Conte d'après minuit

C'est dans une de ces forêts Sibériennes, que seul le froid semble habiter, que se déroule notre histoire. Car si d'apparence ces étendues de glaces et de mort paraissent vide de tout, ce n'est que tromperie. En réalité une âme solitaire est parvenue à survivre en ces terres désolées du bout du monde, en ces terres de désolation, à l’extrême nord de tout, où la lave des volcans et le gel de la toundra se livrent un combat millénaire et sans issue. Une âme seule, pleine de chagrin et de regret, se morfond au fin-fond de la Sibérie Orientale. Cachée entre la mort, qui semble être si proche, et une pseudo vie mordante et glaçante. Elle erre sans but et sans consistance. Elle est mû par quelque chose qui dépasse notre simple monde. On pourrait se demander comment a t-elle pu rester vivante, mais ce serait futile. Puisque en faite, cette âme ne fait pas partie de notre monde, elle ne subit donc pas les même règles que les nôtres. Elle vient d'une autre réalité, dissimulée entre les replis du temps et de l'espace. Elle s'est égarée, perdue. Maintenant elle est seule, si désespérément seule. Et elle tergiverse dans les forêts Sibériennes, sur les volcans du Kamchatka elle libère sa rage de solitude, dans les blizzards de la toundra elle laisse échapper des larmes en grappe de glaçons. Tout n'est qu'errance pour elle. Elle est là depuis si longtemps. Mais elle est là sans l'être, personne ne la voit, personne ne la remarque. Pour les habitants de ce monde elle n'existe pas, il n'y a que elle, qui sait qu'elle est. C'est cela le plus dur. Alors elle erre. Elle erre. Elle erre...
Voici bien des temps immémoriaux que l'âme est parmi nous. Elle a voyagé partout là où il lui était permis de se rendre. Elle a vu bien des choses, bien des bonheurs, bien des peines, sans jamais pouvoir y prendre part. Elle a vu naître les êtres et la vie, elle a vu mourir et se détruire les choses, sans pouvoir les aider ou les sauver. Elle est immortelle spectatrice de notre monde, incapable d'agir, incapable d'être. Elle n'a jamais pu fuir son implacable tristesse ni jamais retourner chez elle. Le seul endroit où sa douleur peut être supportable, c'est dans les méandres de la Sibérie de l'Est. Elle y est donc restée. Elle s'y est installée environ au même moment que l'humanité naissait, quelque part dans le rift Africain. Au départ, tout semblait correctement se passer, l'âme avait réussis par avoir raison du chagrin, une trêve s'était mis en place. Mais elle fut bien courte et il revint, tel un violent coup de blizzard, dont le déchirant froid pénètre jusque dans les os. Alors elle s'est remise à lacérer la nuit de ses sanglots. Des sanglots toujours plus fort, qu'elle ne parvient plus à stopper malgré toute sa volonté. Elle sent que ses sanglots la tue, elle se sent disparaître définitivement. Ses élucubrations de désespoir morbide deviennent si puissant que la forêt Sibérienne pleure avec elle, bientôt ces pleurs se transforment en chant, un chant que porte le vent, le vent du blizzard. Un chant de ténèbres s'abat sur toute la Sibérie et même au delà. Elle hurle, elle hurle. Elle veut juste exister, rien de plus rien de moins. Retourner chez elle serait inutile, elle sait que si cela arrivait, là bas aussi elle serait un fantôme. Mais alors que la vie s'évaporait doucement de l'âme, son chant de larmes ,lui, poursuit son chemin dans le monde et finit par se faire entendre. Quelque part un bébé vocifère comme jamais. Des lumières s'allument dans les villes et les villages, des cohortes de gens s'agitent, se précipitent. Des êtres se réveillent et s'interloquent. Des ombres équivoques se questionnent. De par le monde, de par les mondes, des milliards de milliards d'êtres l'ont perçues, ont ressenti l'immense douleur de l'âme solitaire. Bientôt elle ne sera plus seule car déjà un vent chaud l'enveloppe, un vent chaud comme le sirocco du Sahara, un vent qui lui chuchote délicatement :
« Tu n'es plus seule maintenant ».


Histoire Bonus : Le Chant des cigales

Une cigale court à travers une prairie de hautes herbes aux cimes ondulantes et frémissantes comme une houle. La douce et pénétrante lumière lunaire illumine son chemin. Elle file et se faufile si vite que bientôt ne reste de sa présence que de petites traces, des empreintes, des touches de pinceau sur la toile des champs obscurs. L'astre nocturne veille. Aucun bruit n'ose sortir pour se montrer. Soudainement le silence pesant des étoiles se rompt pour laisser place à un concert, un orchestre, une symphonie mélodieuse et mielleuse. Elle se glisse furtivement dans l'air frais et met en éveille les animaux. Des yeux s'ouvrent, des corps s'agitent et se remuent, des ailes se déploient. Partout on voit venir des êtres sauvages concordant tous vers le même objectif : l'origine de cet air aphrodisiaque. Ils suivent la même voix précédemment employée par la rutilante cigale. Ils se retrouvent tous, chasseurs et chassés, bourreaux et victimes, prédateurs et proies ; tous sont réunis au même endroit, autour d'une troupe, la troupe des cigales. La retardataire chef d'orchestre étant arrivée, ils ont pu commencer leur œuvre qui allait durer des millénaires et même au delà, une œuvre qui jamais ne cesse sauf pour prévenir le danger, une œuvre enivrante qui une fois entendue vous poursuit pour toujours. Ce n'est pas seulement le chant des cigales des champs, c'est le chant des anges, un chant immaculé, un chant mystique...
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