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 [Roman] ♦ L'effet-papillon [En cours]

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Erena Shirusu



Messages : 18
Date d'inscription : 17/05/2015

MessageSujet: [Roman] ♦ L'effet-papillon [En cours]   Lun 18 Mai - 14:06

Bonjour à toutes et à tous ! L'effet-papillon, c'est un recueil d'histoires de différents styles, qui j'écris un peu sous l'inspiration du moment. C'est pour ça que, s'il y a une de ces histoires qui n'est pas adaptée à un certain public, je le préciserais avant le début de celle-ci ^^
Voilà, j'espère que ça vous plaira !

Pour en faire la critique, c'est par ici que ça se passe --> ICI !
Bien, commençons !


1er battement

Un dimanche matin, dans un parc au nord de Paris. Le soleil est déjà haut dans le ciel, réchauffant les cœurs des quelques passants qui profitent de l’été qui approche. Sur un banc, dos à un petit étang, est assis un vieil homme. Son visage ridé et souriant est tourné vers le parc d’enfants, où un groupe d’enfants joue joyeusement.
L’homme lève la tête vers le ciel d’azur, avant que son regard ne se tourne à nouveau vers les enfants. Quelques minutes plus tard, un petit garçon s’approche en sautillant.

« Grand-père, j’ai faim ! »

L’enfant au visage rond et aux joues rouges arbore sur son visage le sourire de quelqu’un à qui on a rarement refusé quelque chose.

« Il est encore un peu tôt pour ça, mon garçon.
- Maieuh !! J’ai faim, j’ai faim, j’ai faim ! »


Tout en tapant le sol des pieds, l’enfant gonfle ses joues, et fait une mine renfrognée et vexée.
L’homme sourit et tente de se relever en s’appuyant sur sa vieille canne.

« Bon, ce sera un secret entre nous.
- Ouais !! »


Lentement mais sûrement, le vieillard et son petit-fils se dirigent vers un marchand de glace, toujours le bienvenu en ces temps de grandes chaleurs.
L’enfant se précipite rapidement vers le marchand et passe sa commande. De sa main ridée, le grand-père paie pour les caprices de son petit-fils.
L’enfant enfin calmé, ils s’avancent pour regagner un banc.

« Hum… Il faudra que j’appelle le médecin demain. Mon dos recommence à me faire mal. J’espère que mon lumbago ne réapparaîtra pas. »

Tout en songeant à son état médical, l’homme surveille distraitement son petit-fils.
Deux joggeuses arrivent au loin, transpirants dans leurs survêtements serrés, le sourire d’une personne fière de se dépasser sur le visage. Les deux femmes discutent joyeusement entre elles, et d’un pas rapide, passent à côté du vieillard. L’homme tourne la tête sur leur passage, un petit sourire en coin sur le visage.

« Haha, les jeunettes de nos jours… »

Puis il se reprend, en pensant à ce que sa défunte Marguerite dirait si elle le voyait. Il sourit de plus belle, puis secoue sa tête pour se concentrer à nouveau sur son petit-fils.
Sa glace à la main, l’enfant d’environ 5 ans court à la poursuite d’un petit papillon aux ailes irisées… avant de trébucher sur une pierre et de tomber au sol.
L’homme s’approche aussi rapidement qu’il le peut encore, mais l’enfant s’est déjà relevé. Son T-Shirt blanc est à présent coloré d’une magnifique teinte brune, avec quelques morceaux de cornet de glace.
Au sol se trouve le reste de la glace, tristement écrasée sous le poids de l’enfant.

« Ouiiin ! Ma glaceuh ! Ma glace est par terre ! »

L’enfant se précipite vers son grand-père, et pleure accroché à son pantalon. L’homme pose alors délicatement sa main sur la tête de son petit fils, et parle d’une voix qui se veut amusée.

« Hé bien tu vois, tu viens de connaitre l’effet-papillon. »

Intrigué, les larmes continuant à couler le long de ses joues joufflues, l’enfant relève la tête vers le visage de son grand-père.

« L’effet… papillon ?
- Oui. On dit que le battement d’aile d’un papillon à un bout du monde peut causer une tempête à l’autre bout du monde.
- Hein ? Mais alors y a beaucoup de tempêtes non ? Pourquoi on n’écrabouille pas tous les papillons alors ? Ils sont dangereux ! »


L’homme éclate de rire.

« Oui, ils sont dangereux. Regarde, le papillon que tu as essayé d’écrabouiller avant à causer une tempête de glace sur ton T-Shirt. »

L’enfant se détache de la jambe de son grand-père, et observe d’un regard songeur la tâche brune sur son vêtement.
Puis il relève son regard, qui croise celui amusé de son grand-père, et le petit garçon commence à rire à son tour.

« Bien, on dirait que la tempête est passée, et le beau temps est de retour sur ton visage.
- Grand-père, puisque le beau temps est de retour, je peux avoir une glace ? »


L’enfant sourit d’un air espiègle et court vers le marchand de glace.

« Hé bien, les enfants de nos jours… »

Un sourire sur le visage, le vieillard se dirige à son tour lentement vers la direction empruntée par l’enfant.

Tout ça sans se douter un seul instant que l’effet-papillon causé par le petit être irisé est loin, bien loin, de s’arrêter à une tâche de glace sur le vêtement d’un enfant.
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Erena Shirusu



Messages : 18
Date d'inscription : 17/05/2015

MessageSujet: Re: [Roman] ♦ L'effet-papillon [En cours]   Ven 22 Mai - 12:18

(Je m'excuse d'avance pour les quelques gros mots du texte ^^')
ATTENTION : âmes sensibles s'abstenir !

2e battement

« Oh regarde-le ce vieux pervers !
- Tu crois qu’il nous reluquait ?
- Ben oui ! T’as vu ses yeux, j’avais l’impression qu’il était vachement excité.
- Oh dégueu ! »


Les jeunes joggeuses se retournent une dernière fois, pour jeter un coup d’œil (tout sauf discret) en direction d’un vieil homme. Puis elles éclatent d’un rire bruyant et sonore.
Anna, une jeune femme d’une vingtaine d’année, passe une main dans sa chevelure trempée par sa sueur. Sur le passage de la jeune avocate couverte de sueur, les vêtements moulants collants à ses formes de rêves, d’autres têtes masculines se retournent, comme hypnotisées. Anna s’amusait toujours de voir l’effet qu’elle peut avoir sur les gens.
De son coté, Elise n’avait rien à envier à son amie. La petite rouquine dirigeait un café tabac pas loin du parc où les deux femmes faisaient leur petite course matinale, et les hommes venaient plus pour discuter avec elle (et la draguer au passage) que pour acheter quoi que ce soit.
En discutant joyeusement, Anna et Elise continuent à traverser le parc à une vitesse soutenue. Mais, au bout d’un moment, Elise s’arrête, visiblement essoufflée.

« Hé bien alors ?, dit Anna d’un ton amusé, on tient pas le rythme ?
- Pfu… J’en peux plus ! J’arrive plus à respirer.
- Tu abandonnes ? Tu veux à nouveau être une perdante ?
- Ha ha. Dis, ça te dérange pas qu’on prenne un raccourci, juste pour cette fois ?
- Si tu veux, puisque qu’apparemment tu n’arrive plus à tenir sur tes jambes. »


Elise indique une ruelle, située quelques mètres plus loin. Les deux amies s’y dirigent, et pénètre dans une impasse sombre et froide.

« Raccourci ? Mon œil ouais ! Où tu l’as vu, ton… »

Mais Anna n’a plus l’opportunité de finir sa phrase. Un coup s’abat sur sa tête, et elle s’effondre sur le sol. Avant qu’elle ne perde définitivement connaissance, elle voit une main, tenant une barre de fer ensanglanté.

« Mon… sang ? »

Cette main appartenait à Elise.

Doucement, Anna reprend connaissance. Lorsqu’elle ouvre les yeux, elle ne distingue rien. Puis, l’obscurité laisse lentement place à un entrepôt lugubre, avec pour seule source lumineuse les quelques rayons de soleil qui passaient à travers les fenêtres aux vitres brisées.

« Où… suis-je ? »

A cette pensée, elle se souvient de la main qu’elle avait reconnue.

« Elise… ELISE ! »

Elle essaye de se relever, mais ses pieds et ses poings sont liés à la chaise sur laquelle elle est assise.

« Elise !! »

A force d’essayer de se dégager, un pied de la chaise se rompt, et la jeune femme heurte le sol une nouvelle fois. Un cri de douleur lui échappe. La tête commence à lui tourner, mais elle ne sait pas si c’est à cause de la douleur, ou à cause de la multitude de questions qui lui traverse l’esprit en même temps.

« Elise… »

Ce nom est la seule chose qu’elle pouvait dire. Le seul nom qui lui venait à l’esprit.
Pourquoi ? Pourquoi son amie d’enfance avait-elle fait ça ? Pourquoi ?

« Pourquoi, Elise ?
- Parce que je suis une perdante, apparemment. »


Écarquillant les yeux, la victime scrute l’obscurité. Mais avant qu’elle n’ait pu repérer l’autre femme, la chaise sur laquelle Anna est assise se soulève lentement, et est projetée violemment contre le mur qui trouvait derrière elle. Un nouveau cri se fait entendre. Puis le raclement sourd des pieds d’une chaise qu’on traîne sur le sol.
C’est alors que la seconde jeune femme apparaît devant Anna, un sourire étrange sur le visage. Elise place la chaise devant sa victime, et s’y installe à califourchon. Puis, d’une voix calme et posée, celle-ci commencer à parler, sous le regard médusée de l’autre.

« Pourquoi, hein ? Tu sais quoi, même moi je le sais pas. Peut être parce qu’on n’a pas arrêté de me comparer à toi, mon amie d’enfance, depuis tout ce temps où l’on se connait. Peut être parce que t’as eu le choix de pouvoir décider de ton avenir pendant que j’ai dû reprendre le travail de merde de feu mon père, tout ça pour faire vivre ma mère devenue veuve. Devenue veuve à cause de ce gamin que tu as défendu au tribunal, et qui peut à présent continuer à braquer d’autres bars comme le mien. Tout ça parce que tu as trouvé une faille, UNE faille, dans le témoignage d’un client. »

Elise se relève de sa chaise et, sous le coup de la colère, saisit l’autre femme par le col. En collant son visage près de celui de son amie (amie ?), elle continue à parler.

« Tu as détruis ma vie, ma famille. Tu as détruis le socle de ma vie, et maintenant, celle-ci se balance à l’équilibre, prête à se détruire en mille morceaux au premier coup de vent venu.
- Elise, écoute, je…
- Nooooon !! »


La jeune femme hystérique lâche Anna, qui retombe sur le sol.

« Non. J’en ai marre de t’écouter. »

Un nouveau raclement se fait entendre. Mais celui-ci est différent : plus lourd, plus rauque, plus métallique. Un coup sourd s’abat sur Anna. Puis un deuxième, et encore un troisième. Du sang jailli de ses blessures.

« Tu as détruis ma vie, salope ! »

D’autres coups s’abattent sur la loque qu’est devenue Anna. Mais doucement, cette dernière ne ressent plus rien. Elle sent sa conscience partir, lentement mais surement. L’obscurité enveloppe une nouvelle fois la femme, mais cette fois-ci, elle ne la laissera plus s’échapper.

Elise arrête de frapper. Devant elle se trouve un tas de chair et de sang. Impossible de dire à qui aurait bien pu appartenir ce visage boursouflé et inesthétique. De même, le visage d’habitude tranquille et calme d’Elise est teinté de haine et de folie.
Le corps de cette dernière commence à trembler, ses épaules se soulèvent à un rythme effréné. Puis un rire à glacer le sang retentit dans tout l’entrepôt. La jeune femme lâche la barre de fer, prend un chiffon et le nettoie avec précaution. Elle s’essuie le visage, change de vêtements, se recoiffe rapidement, et sort de ce lieu lugubre à petites foulées.
Comme si rien ne s’était passé, la meurtrière reprend son jogging en solitaire, un sourire rayonnant sur le visage. Sur son passage, se nombreuses têtes d’hommes se tournent.

« Quelle magnifique journée ! »

Dans l’entrepôt froid volette un petit papillon irisé, et, tranquillement, se pose dans une tâche rouge de sang frais.
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